Une votation concernant la réforme des retraites est prévue. Celle-ci concerne plusieurs points primordiaux, notamment le taux de conversion de la Prévoyance Professionnelle. Cette dernière baissera progressivement de 6,8% à 6% en 4 ans. Quelques explications.

 

De quoi s’agit-il ?

Les caisses de pension appliquent un pourcentage sur les avoirs de vieillesse. Ce sont ces derniers, économisés durant toute une vie, que l’on nomme taux de conversation. De cette manière, une épargne sera convertie en rente. Par exemple, pour un avoir de 500.000 francs, avec un taux de conversion de 6,8% vous obtenez une rente annuelle de 34.000 francs par an, soit 2.833 francs par mois. À présent, si le taux de conversion baisse à 6%, vous obtenez une rente annuelle de 30.000 francs par an, soit 2.500 francs par mois.

 

Quelle est la raison de la baisse de ce taux ?

Le taux de conversion du 2e pilier a déjà baissé progressivement ces dernières années, et ce depuis 2004. Le taux est passé de 7,2% à 6,8%. Si le Conseil fédéral continue à annoncer la baisse de ce taux, c’est parce que l’allongement de la durée de vie est actuellement exponentiel. Chaque année, il y a trop de départs à la retraite contre trop peu de jeunes travailleurs. Aussi les rentes doivent suffire à financer une période de plus en plus longue. Outre cela, le fait que les taux d’intérêt soient de plus en plus faibles freine également les rendements des caisses de pension.

 

Une compensation est-elle prévue pour pallier cette baisse ?

En compensation de cette baisse, le Conseil fédéral a prévu l’augmentation de la rente AVS pour les nouveaux retraités à partir de 2019. Cette compensation sera de 70 francs mensuels de plus pour une personne individuelle et de 226 francs de plus pour un couple marié. Les cotisations AVS augmenteront désormais de 0,3 point. Cette augmentation, divisée entre employeur et salarié, a pour but de financer la compensation de la rente AVS et sera effective à partir de 2021.

 

Une incertitude inquiétante ?

La question concernant l’avenir des retraites a toujours fait l’objet d’une incertitude. La baisse actuelle de taux de conversion n’en est qu’un reflet. Le système de retraite tente tant bien que mal d’être équilibré, bien qu’en réalité il pose un problème de redistribution. Les travailleurs de la génération actuelle cotisent pour les personnes actuellement à la retraite, alors qu’ils devraient cotiser pour leur propre rente. Il s’agit de la raison pour laquelle le Conseil Fédéral a mis quelques réformes en place. Toutefois, pour être certain d’avoir une épargne solide à l’âge de la retraite, il est vivement conseillé de cotiser à un 3e pilier. De plus, vous pouvez jouir dès aujourd’hui de multiples avantages fiscaux.