Vous avez le désir de retirer les fonds versés sur votre 3e pilier et vous posez des questions concernant l’impôt qui pourra être prélevé dessus ? Sachez que tout dépend de la situation dans laquelle vous vous trouvez.

 

Le cas du 3e pilier lié 3a

Lorsqu’une personne décide de cotiser à un 3e pilier lié 3a, il bénéficie annuellement d’une déduction fiscale, calculée au prorata de son versement. Cette déduction lui permettra d’effectuer d’importantes économies d’imposition, afin qu’il puisse préparer plus sereinement sa retraite. Toutefois, au moment du retrait total, un impôt lui sera prélevé en fonction du type de prévoyance social qu’il aura choisi. Il sera nécessaire de prévenir l’administration fiscale lorsque l’on décide d’effectuer le retrait du capital. Certains sites internet permettent de simuler le montant des impôts que l’on devra régler lors de ce retrait. Généralement, ce montant diffère en fonction de votre situation familiale et du type de prévoyance choisi.

 

Le 3e pilier libre 3b et le frontalier

Contrairement au 3e pilier lié 3a, le libre 3b pourra être retiré sans aucune imposition. Toutefois, il sera nécessaire de déclarer la valeur de rachat dans la fortune de l’assuré chaque année à chaque versement. En ce qui concerne le frontalier, il risque une double imposition lors du retrait de son capital. Le frontalier genevois est directement prélevé à la source, de ce fait, lorsqu’il décidera de retirer les fonds de son 3e pilier, l’impôt lui sera prélevé de la même manière sans la moindre action de sa part. Il sera dans l’obligation de déclarer ce capital en France et sera imposé au taux de 6,75%. Par la suite, l’assuré devra justifier qu’il a bien réglé ses impôts afin que l’imposition à la source en Suisse lui soit remboursée.